Compte rendu de l’pertrail 2017 de Bretzel Man

Compte rendu de l’pertrail 2017 de Bretzel Man

Le voilà ! le compte rendu, apres une petite natation ce matin il est fini.
Bonjour à tous, il sera en 2 parties
Première partie du départ au début de la seconde nuit… de 0 à 85 kms …
Ipertrail : 174 kms / 6893 m D+ 6 ieme en 35h58 min
entre Italie, Slovénie, Croatie.

Mon second 100 miles et première expérience en navigation !!! Cette course m’a paru totalement différente et attrayante.
Je rappel très rapidement quelques principes basés sur la résilience..une approche « mentale » plus importante, a l’ancienne ! :
1) pas d’assistance et ni de ravito : mais des bases de vie non chauffées avec nos caisses en bois de 40 cms pour tout mettre vêtements et alimentations.
2) Pas de balisage, mais une trace GPS fourni par l’organisation. J’ai utilisé la Garmin EPIX avec cartographie intégré et je recharge sur Le Bras en fonctionnement… nickel
3) l’hiver jusqu’à – 12 degrés et ce vent de “la BORA” à 120 km/h pour nous ce qui est faible il parait… je ne revient pas sur le matériel présente avant course.
4) Peu de concurrents, 52 en solo, et 10 teams de 2 à 4 personnes partent avec nous LE JEUDI 5 JANVIER à 1h du matin, puis à 7 h 10 équipes en relais. Les relais ne m’ont jamais rattrapés. OUF.
5) le seul Français parmi 9 nations présentent.

Laurent-Bretzel-Man-ipertrail-trieste-bora-s1-20170726_0021Jeudi 5 janvier 1h du matin : départ jusqu’à la base de vie 1 : proche de l’abandon…
Après un briefing à 18h30 la veille, qui m’avait surpris…car les explication en Italien et allemand on durait 25 min… et nous en anglais 5 min… je me suis dit…oula…je vais avoir des surprises.
On a rendu les caisses à ce moment avec le complément de la nourriture fraiche qu’il fournissait sur commande.

En sortant je rencontre Karim  Abdelkrim Mosta qui a fait l’équivalent de 5 fois le tour du monde en courant , qui me propose d’expliquer la course et son concept sur une petite vidéo.
Une petite pizza, un dodo sans dormir et l’appels depuis 2 jours de mes mentors… on va sur le lieu de départ à 5 min de notre logement économique mais très confortable;

00H30 derniers briefing de Tommaso . Qui préconise de faire les 2 premiers kms sans courir à cause des dangers sur les falaises…

01h00: départ et bien sur en courant !!! LOL J’essai de suivre les 4 premiers qui contaient bien le terrain… et comme toujours tu as l’impression de partir pour courir 10 kms …
Sortie du quai de Portopiccolo, on arrive sur une plage de galet qui « plombe » les jambes… très vites on attaque la falaise…
Pour le moment je suis et je ne gère pas le GPS. Il y a des balisages de la course de 57 kms et 22 kms du 6 janvier. Mais cela perturbe… car parfois hors de la trace GPS…
Ce sentier en bord de falaise, est parsemé d’embuche pour la tête et les pieds avec des trous dans le vide !!!
Je n’aime pas trop ces moments, car ce trop pleins d’énergie avec l’attente depuis 2 jours… me rend excitait et vif, trop vif… je veux aller vite… trop vite … j’attend patiemment 3 h que cela se calme en principe…
Bon rapidement on commence à « jardiner », mais je décide de suivre…et je regarde sans naviguer mon GPS… je prend la température..
Puis sur des roches en lignes et inclinées..ma cheville gauche kms 6 seulement vrille violemment, mais elle est souple, mais ma chaussure reste coincé ! et en soulevant mon pied… la peau s’arrache… Le reste je vous l’ai expliqué à chaud à l’arrivée… 3 compeed car nomade antifrottement fraiches… Jens me propose un “tape” filet, puis je trébuche en étant méfiant de la cheville gauche au kms 9, mais là je me fait mal, genoux bloque 20 min, souffle coupée…bref je croyais que c’était fini…
Beaucoup de mondes passent devant… Je pense aux conseils et je me dis que la cours est longue… que je dois me détacher du classement pour le moment…
Je pense à tous les bons conseils. Je repart péniblement… je remet un strap pour fixer le compeed mais adhésif cette fois…coupé au silex… Un rest de la diagonale des fous…
Je me raccroche à un team italien pour tenter d’atteindre la première base de vie… Mais on jardine beaucoup… A certains croisements, chacun donne sa direction… et mettent du temps à décider…
bref on arrive à cette base de vie Obelisco kms 20,6 mais on en a 26 kms et 4h30… l’horreur…
Je change chaussettes et chaussure… une soupe de mon thermos… je recharge en eau… et je décide d’entamer une nouvelle course

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05h45: Obelisco jusqu’à la seconde nuit. mon objectif, vite ! pour atteindre le point culminant des crêtes de jour !!!
Je décide de prendre mon destin en mains… et de rester seul. je trouve une méthode de navigation avec ma GARMIN EPIX, zoom à 50 m, je regarde du coup rarement la distance et chrono… je garde la carte affichée… et je me dis que je cours jusqu’à vendredi, le plus vite possible, et seul… je doublerai du mondes, mais je ne veux plus rester avec, et naviguer seul. La réactivité était meilleur.
La course comment enfin pour moi.
Je cours bien et longtemps, je monte bien à 800 m/h en ascension , sur le plat entre 10 et 13 km/h, je descend prudemment mais efficacement par contre.
Beaucoup d’alternance de chemin rapides et de sentiers très très techniques.
En dehors des bases de vie, c’est très sauvages et sans repère. Seul mon GPS est mon repère.
Les changements de directions sont nombreux, sur sentiers ou en « azimuts », on approche une montée raide dans un pierré. je reviens sur ceux perdue 3 h plus tôt.
Le moral se renforce. J’accélere, à la base de vie de Dolina, en 3h20 et de jour, une souple et je tente une banane, mais elle est congelée… et immangeable.
J resterai aux bretzels, pain d’épice, gels liquide qui m’apporte de l’eau si rare… et 2 barres seulement.
Je repart vite, des montées sévères, mais pas trop longues, je reviens sur un petit groupe, mais que je quitte sur un choix de trajectoire different… je suis sur de moi…
depuis que je suis seul, je ne m’égare plus..
Je file sur un long chemin et je ne vois plus personne, un doute s’empare de moi, mais je reste confiant… je vais vite sur ce tronçon… 12 km/h sur le plat durant 1 h cest un rêve…LOL
On traverse 2 plaines en fait… puis on remonte sur une grande vallée en Slovénie, le marquage du GR devient « rond rouge/pont blanc », mais celé ne guide pas, car on le quitte souvent…
Je passe un village sous un viaduc récent… c’est moins sauvage.
Rapidement j’attaque une grande et longue ascension, et je récupérer un team de 3 perdu…
Je poursuit… et j’arrive sur un magnifique plateau, on longe le bord de falaise impressionnant !! mais punaise, c’est plat et pourtant galère à courir dans ces rochers saillants plantés dans cette terre…
La, aucun sentier, faut gérer la trace GPS…
on traverse des bosquets assez dense et sans chemin. Il faut rester concentré, un bonne descente puis un long chemin entre des champs qui remonte en faux plat… j’arrive au village de la base de vie … mais ou est la base de vie Podgorje. Je vois un tracé bizarre sur le GPS… je suis au pied des enchaînements de sommets à plus de 1000… et je dois trouver le Check point et la base de vie … je décide de suivre la trace bizarre… et la j’entends “Check point in 2 kms”… ah !!! Bon un ennui intestinal me contrarie à squatter un champs  puis je trouve enfin la base de vie en 3h30 cette fois pour 23 kms et 1700 m D+ …. je crois Karim sur mon chemin qui fait un live de mon passage à la base … je suis en forme … je fais vite , je retrouve Jens, je me dis que j’avance bien !!!et je suis motivé à monter “fort” et arriver avant la nuit au point le plus haut … je double 2 concurrents sur le premier des 4 sommets qui s’enchaînent … je retrouve un autre “Ricardo”… je l’aide beaucoup dans cette partie sans sentiers, ni repère, très froids avec neige … les bidons gèlent !!! Je met la tenue isolante… je me protège du froid et vent … avec Ricardo c’est le chat et la sourie … des trajectoires différentes …
Puis je confond le sommet avec un autre … je trouve des chevaux magnifiques…
On se trouve en Croatie à ce moment là
Flûte la nuit approche … et ca y est enfin ce point culminant très venté! Et vue à 360degres.. j’ai pris le temps d’une vidéo…
Puis je suis vite descendu à toute vitesse avec Ricardo vers la base de vie de Golak sand frontale mais avec le reflet du couche de soleil sur la neige … en 3h30 seulement ces 1900 m D+ et 21 kms techniques et surtout au GPS
à la base de Golack, il y a fait du chaud !!! Le seul endroit… jai vite recharge mon sac, et vide mes poubelles… pris un fond de soupe… et avec l’équipement nocturne … je suis parti affronté une nuit de 14 heures !!!
La suite apres demain …

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Ipertrail : Partie 2/2 ou mes premières hallucinations !!! Ca fait peur…mais pas mal
Apres la natation du jour, changement de programme et j’ai pu terminer le compte rendu !
Il est long ce passage, c’est du lourd , ce n’est pas souvent une course comme ca….mais il y a des expériences et anecdotes pour évoluer pour moi et meme pour vous si cela peut aider ….
Ipertrail :,partie 2 début de la seconde nuit à l’arrivée … kms 86 à 174…et 3500 m
Je suis reparti de la base de Golak en bon état… et motivé … on m’a dit que j’étais 8 ieme , ca fait rugir ! Enfin presque … le départ est facile sur un large chemin Slovène en descente légère … apres 10 min de remise en route, la foulée s’allonge … personne ni devant et ni derrière … je pense que ce sera un bon training pour les ultra triathlon…
Ca me motive… puis un changement de direction et je tombe sur le 7 ieme … en détresse ! Son GPS est en rade … et pas de secours … je l’aide a réparer … je repars … mais il me colle les baskets et moi je voulais vivre une nuit seul… enfin je croyais en rêver
Comme j’ai aidé ce coureur, il a décidé de me suivre de peur de planter son GPS… Mais moi je veux aller plus vite, car je sais que la nuit sera difficile et tant que je suis en forme… je veux avancer…et puis lui ne s’est pas occupé de moi durant 15 h…. et je lui ai réparé son GPS…
Heureusement la longue ascension vers Jegno commence, et je peux faire la différence en montée… a 750 m/h verticale , j’alterne une montée en marche rapide /course… pour ne plus voir sa frontale…. et puis je le vois partir vers une autre direction ne me voyant plus… mais j’ai vérifié et je suis bien dans la trace… je coupe même ma frontale pour brouiller les pistes  ca m’occuper et me faisait rire.
je descend à bon train et j’arrive à la base de vie de Brgod kms 107 … en 3h20 pour les 22kms et 1000 m de grimpette. Bien froide car on est repassé par 1000 m.
Je me sens toujours bien. Un couple de Slovéne nous on préparé 2 soupes et patates…. En me précisant que sa femme l’a faite avec amour (en anglais) Mais il fait tellement froid, que les chauffe plat ne suffisent pas à maintenir chaud les soupes. C’est la seule base avec un repas…. offert en plus… J’avale 2 grandes soupe à grande vitesse, tellement j’ai soif, car mes bidons sont gelés… le slovene dit “Francais UTMB, francais grand appétit “
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Il y avait assis aussi le 3 iéme, mais qui abandonne à bout de force et en panne de GPS… Donc je passe 6 iéme… je lui propose mon GPS de secours mais il me dit être “mort”.
Cette base est très importante, car la prochaine est à 40 kms sur papier mais 45 kms en réelle …. sans points d’eau liquide car tous gelé… et sans ravitos… JE sais que ce sera dur , et ce fut difficile moralement car :
+le froid, -12 à – 8 degrés, mais je gère avec mes multi couches.(parfois -8 c’est chaud apres -12
+ce vent fou la BORA et qui accentu la déshydratation et froid
+déshydratation: 1,3 l pour 45 kms après déjà 107 kms… et de l’eau en granita !!! Je dévissais le bouchon pour boire, mais la glace au bout de plusieurs heures me blesse la bouche.
+ la neige qui durcit parfois les semelles de chaussures. (les mêmes du 20 au 174 ieme kms, j’y suis bien dedans).
+la fatigue.
+le passage dans cette foret de « cher wood » ou tout se ressemble avec des réseaux de sentiers qui s’imbriquent… tu peux te perdre facilement… seul le GPS me guide, comme un jeu vidéo…
+la sensation de tourner en rond dans cette forêt, heureusement je vérifié sur le GPS que mes traces ne se recoupent pas…
+naviguer tout en courant grâce à l’EPIX. J’ai fait un super choix tout comme les vêtements lever et efficace ! 174 kms sans me changer !

Je me répète sans arrêt de « courir comme si jamais je m’arreterai », « comme un long training », depuis le début je ne cours pas au KMS ou chrono, mais le plus vite possible et en me disant je cours jusqu’à’ vendredi midi puis on fera le point… Ce fut la meilleure méthode, cela me détendais…. relâchais….
Parfois je rentrais dans mon Dauphin mon animal favori, pour me protéger… hein mon FX Fx ☺️ et le show Must go on !!! Hein mon coach Tof Christophe

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Bref j’en arrive à un stade d’avancer le mieux possible, 12 h seul… puis j’arrive à un stade ou j’hallucine… punaise la trouille :
+un renard se trouve devant moi, je le prends pour une Yenne (surement en pensant à mon ami FX) et je part en courant en sens inverse !!! le coeur au taqué… même plus froid. Mais la montre se met à vibrer car je sors du parcours et cela me sort de ce cauchemar. Mais le renard toujours la…
+puis je prends les rochers pour des gens !!! et je leur parle !!! mais cela dure des heures !!!!
+Les arbres avec la lumière, je crois que ceux sont des maisons, et j’essai d’ouvrir les portes…
Piou, j’avais peur de tomber de sommeil, moi qui d’habitude n’est pas sommeil, mais je savais que le froid, vent, seul….ce vent…
Alors je décide d’aller plus vite, mais peur de tomber de sommeil sans m’en rendre compte, et par – 8 degrés je ne repartirai plus…ou en vrac.
Je réfléchissais à un moyen pour dormir si je tombais… mais une couverture de survie porte bien son nom… “survie” pas “vie”…
Puis je sors “mon bretzel” de moi le “man”, comme si il était à côté..et je lui parlais… je chanté…gueulais…. J’ai mangé aussi mon petit sachet de Bretzel , les meilleurs du monde à cet instant !
Parfois c’est le réveil des doigts un peu congelés qui me réveille  mais pas toujours agréable
Pfff j’accélérais sur les portions rapides, et fermais un peu les yeux dans les montées….
puis je sors de cette forêt par un sentier dont le nom me faisait peur… pleins de cailloux… je décide de mettre le sur-pantalon offert par the North Face, léger mais mes muscles se réchauffent et deviennent plus souple… je peux dérouler…. je veux creuser l’écart… mais cela monte et descend sans arrêt… bon j’aime les relances…. bon c’est normal, 7000 m de D+ sans passer au dessus de 1055 m d’altitude…. Ca en fait des relances …

Je me faisais des « check list » de contrôle de mon état physique…. Une règle stricte que j’ai ..

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Ouf enfin le soleil se lève…. mais toujours pas cette base de vie !!!! Et cela ne correspond pas à mon idée du parcours …. encore un coup de Tommaso je me suis dit….
Mais toujours seul…
Il fait froid, très froid, mais je suis bien équipé…
mais ce froid me réveille une douleur de la chute du début… mon haut de cuisse droite devient sensible… lever la jambe devient délicat.
D’un seul coup j’entend une voix, « bravo »… mais je n’y crois plus …. et je crois a une hallucination, de ce mec en bleu courir vers moi…
Puis je gueule et il me répond… ah bizarre !!! mais oui !!!
C’est le gardien de la dernière base de vie…. oh putain le con….
154 ieme kms…. donc c’est gagné !!! enfin je crois… 9 h pour ces 45 kms et 1800 m de navigation tortueuses… et technique … des azimuts…
Il est gentil, j’ai une putain de soif !!! j’enquille 5 thés qu’il me fait… il faut dire qu’il doit se faire chier.. il m’indique un team 30 min devant… mais je m’en fou car ce n’est pas mon classement de solo et derrière il y a 1h30 à cet instant…
je fini mes thermos de soupe aussi chaud qu’une glace fondue, mange du pain… je bois sans arrêt, tampis si j’ai mal au ventre… il faut choisir le moindre mal parfois.
Je repense à notre dernière viré de 52 kms avec mon MANU Conraux et ca me rappel des conseils … ne pas s’arrêter …
Allez motivé je repars, plus que 20 kms, mais plus possible de lever la jambe droite…ouch, ce sera long… je ralenti l’allure et je décide de gérer ma 6 ieme place heureux après les galéres du début.
Je prend un ibuprofène et cela me soulage.
Car pas de docteur, ou bien si, mais il te soigne et te sorte de la course… il faut se débrouiller…. Mais j’avais prévu…
Un beau soleil qui me réchauffe…
Je trottine… péniblement parfois… mais il ne faut pas relâcher la pression… j’avance bien.
Reste concentrer lolo, mais la navigation me remet dans la course rapidement et je veux arriver avant le départ de Celine, mais c’était sans compter au 15 kms de plus…. pfff et toujours autant de cailloux et de technique…
Je sens que je me rapproche de la vie… je rattrape finalement la team qui me précède!On arrive à un émetteur puis un grosse descente hyper raide, en ligne droite que de cailloux qui roulent les uns sur les autres…. Mon haut de cuisse fume !!! Je serre les dents car ça lance, comme un nerf pincé…
On passe au château de Duino, enfin ce château… punaise… bon la visite sera pour une autre fois… j’ai une petite course à finir…
Je me parle pour me booster, je sais que bien finir c’est gagner du temps…
Hop un sachet de Bretzel pour l’apéro …. bein oui il est 12h ☺️

Ca y est j’arrive sur la falaise pour contourner la mer et les criques pour arriver à Portopicollo, mais encore des cailloux qui font mal… et soudain j’entend le retour de Ricardo que j’ai aidé !!
Alors j’accelere car je sais que je suis plus rapide, mais que cela va faire mal… merde, 14 h que je suis 6 ieme…. non mais…. Je repense à notre sainte LYON avec coach Miguel mig 22 et mon David et les conseils d’hydratation alcoolisé sportifs du tonton pilou. mais toutes nos sorties longues avec mig …
Je descend comme si j’étais frais… les jambes suivent…mais les douleurs aussi…. Les douleurs vont meme plus vitent à cette instant … je sens mon corps se démobiliser, mais c’est trop tôt encore! Pffff.
Je sens que mon osteo Docteur Caro va avoir du boulot ☺️ mais c’est aussi grâce à lui que je suis bien à ce stade.
Piou, je cours comme un dératé à 12 km/h mais avec les douleurs de courir à 18 km/h lol
35h de course…. c’était mon estimation puisqueTommasoo le créateur, en été et sans ralentir ou chercher et sans détour, il met 27 h en record….
Je vois Portopiccolo, la mer, les gens, l’arrivé du 57 kms, et je sais que Céline n’est pas arrivé donc je verrai son arrivé… Enfin presque….LOL
Je ralenti et je savoure… j’oubli le GPS ce qui me vaudra d’arriver du mauvais côté de l’arche d’arrivée…
Mes yeux brillent, je croise ceux de Tommaso, et j’en pleure…
En fait je ne réalise pas…. mais je fini cette aventure entier et plutôt bien  et la cerise en étant 6 iéme, Tommaso m’embrasse, beaucoup de monde me félicite, mais cela fait bizarre de retrouver autant de monde après tant de solitude….
Une aventure incroyable…
Les photos avec le sourire et les larmes…
Puis l’enfer commence… le haut de cuisse droite ne veux plus bouger… j’en pleure et en tremblant de froid cela crispe et accentue la douleur.Nicolaa très cool, le responsable presse me prend tout de suite en charge, me mène à la douche de l’hôtel 5 étoiles, que cest loin !!!!LOL l’eau chaude me détend, mais je sors et je tremble… Seul au milieu des coureurs du 21 et 57 kms, j’ai l’impression d’être un paysan dans le métro de Paris aux heures de pointes…. Je tremble comme si tout ce froid accumulé ressort à présent….

Nicola me mene au docteur… Après des tests, rien de grave. Suite à la chute, j’ai sollicité un petit hématome… puis cela à provoqué un inflammation de l’attache entre le quadriceps et le Fémur droit. Accentué par la déshydrations, froid et efforts continus. Je ne me suis jamais arrêté autre que la base vie pour recharger le sac, pas pour me reposer….
Il me masse le quadri par un ciné, puis de la glace , oh putai, que j’en ai marre des glaçons !!! LOL pourtant j’aime le froid…. de la nomade Diclofenac et un anti inflammatoire et le lendemain à Venise ça allait pour marcher 30 kms… tout doux…
Je vois Céline arriver de sa course depuis la table du docteur…
Il l’appel au tel, et Céline sait que si je ne suis pas la … je suis chez le docteur
On va manger enfin ! quelques pates … dur d’avaler après tout ces glaçons avaler pour boire… pâtes gracieusement offertent et digne de l’Italie ! , convivialité…. mais je tombe de sommeil après notre photo… sur un endroit inconfortable… mais 55 h sans dormir, la chaleur de la pièce… Céline approche la voiture… on rentre 2 h avant la remise des prix… je dors comme une M—-…. le réveil fut douloureux… mais la remise des prix et la bière très agréable…
Bien sûr la pizza que j’affectionne et au lit avec pleins d’image dans la tête, et des rêves cette fois, et pas des hallucinations….
Le lendemain… ce fut Venise….
Merci à vous tous, je ne cite jamais en principe de peur d’oublier un ami ou une amie !Annee so évidement ☺️☺️☺️ famille DanielleeSophiee et amis !!!! Et amies !!!Rhum’unn roroMarccMatthieuu jujuJulienn PatPatrickkPatrickk monGaetann JérômeCyrillMatthieuuSergeeOlivierrGregoryy greg FX tof HugoAlexx poucet !Gilless mon ericEriccCécilee mon mimileEmilee luluLucienn oliveVallThomassThomassThomassCyrielleeChristiann monRodolpheePhilippePierree mon kekeKévinn THOMAS pierre Sylvie oh la la et j’en oublie … mais je ne peux pas tous vous citer. 10000000 bretzels merci.
Et photos TTA !Pascallito etFrédéricc ☺️Lucaa
J’avais aussi une amie sur mon épaule qui se reconnaîtra ☺️
Il y a aussi des rencontres … par exemple la video en live que vous avez vue… c’est une amieSylviee , dont son neveu en Belgique s’est mis au trail, il est ami FB avec KarimAbdelkrimm qui connaît coach HugoHuguess sans qui je ne serai même pas la … son neveu a partagé sans savoir cette video sur son mur, Sylvie me reconnais et la partage sur mon mur et presque en direct !!!! Bon moi je n’en savais rien , car pas de téléphone en service durant 35h sauf à 2h de l’arrivée car il y avait du réseau pour encourager Céline pour sa course.

Merci de votre soutient car certes j’étais seul dans l’effort, mais pas dans l’esprit. Et sans soutient, je n’y arriverai pas.
Une phrase de ma mèreFrançoisee avant de partir m’avait touché, en plus des conseils de mes mentors et amis.
Elle lutte face à une maladie, tout comme ma soeur Nathalie nath avec un handicap… et ma mère me dit, « cours tranquille, ce n’est pas grave, on a réussi à soigner… »
Alors quand moi je choisi de me faire mal, façon de parler…. Ce n’est pas mon but ! Le but est de rester intègre.
Quand j’ai mal aux jambes, j’ai de la chance… car d’autres ne peuvent pas avoir mal aux jambes, ou bien ont mal sans rien faire….

Une belle aventure, riche et qui m’a encore beaucoup, appris. Moi qui est besoin de beaucoup boire… pas facile à gérer…

A bientôt



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